Je me remets lentement de cette sortie de route
Où pendant ces dixièmes de secondes j'ai vu
Défiler le bon, le moins bon de ma pauvre jeunesse, seul sur la route
Personne, pour te dire viens, ne pars pas, on t'a reconnu
Tristesse, pleurs, panique, tels sont les mots
Qui vous traversent la tête, pas un mot
De réconfort, tu es seul
Comme tu l'as toujours été dans ta jeunesse, si seul
Tes frères, tes sœurs que tu ne connais pas
Où sont-ils, que sont-ils devenus, tu ne le sais pas
Et la pendant ce temps, tu te dis vivre ou mourir
Ne jamais les connaître, mais pourquoi donc n'ont-ils pu les nourrir
Tout se passe tellement vite, tu penses aussi à ces temps derniers
Celui que tu passais ou que tu allais passer
Avec ta bien aimé, c'est ainsi que va la vie, mais
Si vite elle défile, comme la visite d'une maison de le cave au grenier
Alors je reviens sur cette terre, pourtant si belle
Je suis de nouveau plongé dans ce monde si cruel
Où l'humain n'est même plus l'équivalent d'un animal
Pauvre, cette société qui a perdu tous sens d'humilité, le bon sens c'est arrêté,
j'ai mal
Mon réveil c'est toi
Mon ange, mon amour, ma bien aimé
Femme que j'aime, crois-moi
Tu me fais revenir dans notre monde tant aimé
Celui de l'amour, de la tendresse, de la joie
Où nous nous donnons sans retenues, où nos envies éveillent nos sens
Où ton corps frémis encore sous la jouissance,
Je te regarde, je te contemple, je caresse ton corps, tu vois
L'un contre l'autre, nos bouches boivent avec avidités nos baisers
La chaleur de nos corps réunis
Qui dans ton lit nous unis
Met en éruption le volcan de l'amour, nos baisers
Ne sont que plus tendres
On ne cherche plus à se retenir
Bien au contraire on s'abandonne au plaisir
L'amour c'est cela, savoir donner, s'abandonner, être tendre