Pêcheresse
La lune est rayonnante, une lueur rouge s'échappe de ses entrailles,
Cette mélodie m'enivre, ces résonances me contrôlent,
Je suis dans un état second, je fixe la lame,
Elle tournoie sur elle-même, le reflet de la lune,
Sur l'argent de cette dague, le rubis rougeoie,
Tant de beauté, tant de meurtrissures,
Je te veux, je te désire,
Du plus profond de moi, je te recherche,
Prendre contact avec ton acier, ressentir ta dureté,
Je détourne mon regard, ma rage fulmine,
Le mal, me tend la main,
Mon amour c'est éteint, faire le mal
J'y ai pensé, je l'ai désiré,
Au plus profond de moi, demeure un restant de lumière,
Tué, je ne peux y arriver,
Faire du mal, non jamais,
Je m'enferme dans ces ténèbres, loin de la Terre,
Je ne puis avoir aucuns contacts,
Mon âme cherche la paix, mon esprit trouble cette paix,
Que faire lorsque tout espoir est vain ?
Je joue avec mon athanée, je prie le ciel,
Retenez mon geste, le nourrisson passe devant moi,
Que Dieu me pardonne, que ces pensées s'en aillent de moi,
Ayez pitié, apporter moi la rédemption,
Une voix en moi veut m'y obliger, le poignard dans ma main,
Je me détourne de la vérité, Selene entend-moi !
Aide-moi, Mère vient à moi,
Mais tu ne m'entends pas, faire le mal,
Non jamais, ce n'est pas ma destinée,
Dieu aide-moi, retiens-moi,
Les ténèbres m'assombrissent, je ne puis plus résister,
Je sors sous les rayons de la lune noire,
Cherchant, guettant ma proie,
Je vois mon reflet, sur cette eau pure,
La fontaine s'écoule à mes pieds,
Des larmes de sang ruisselant de mes yeux d'ange,
Je m'agenouille fasse à toi, Luna,
Astre de lumière, astre des ténèbres à tes heures,
Ceci est une épreuve, mon épreuve,
Mère soit fière de moi, C'est pour toi Selene,
Je trempe cette lame maudite en ton eau,
Purifie là, oh fontaine du désespoir,
Je la lève par dessus ma tête, respectueusement,
Mère bénit ma lame, C'est pour toi,
Tant que demeurera une étincelle de lumière en moi, jamais je ne céderais aux ténèbres,
Je la fixe à nouveaux, devenir un démon? Jamais !
Mon coeur tressaillit, les larmes se font torrent,
Je transperce ma chair, la lame pénétra mon coeur frêle,
Un filet de sang s'écoulant,
Faisant rougeoyer, L'eau de la lune,
Mes yeux inexpressifs, versent des larmes de cristal,
Mon sang souille cette eau pure, Astre divin,
Pardonne-moi, pardonne ma faiblesse,
Je ne suis pas digne de mon rang, Mère que ta honte soit lavée,
Et qu'à jamais, ce poignard demeure le symbole,
De ma loyauté, envers la lumière.
Elféa